Notre histoire

L’idée de créer un atelier de transformation à la ferme est née au cours de mon stage de fin d’études en 1997 à la « Ferme Collet », dans la Loire. Je m’occupais du système Qualité et je donnais aussi un coup de main en production, au « louchage » des faisselles plus précisément. Dans cette région, la faisselle se mange aussi salée à la place du fromage. A ce moment là je me suis dit qu’un jour, moi aussi je ferai ça, j’adorai cette odeur de laiterie.

 

Je me suis mariée à un agriculteur, comme nous n’avons pas habité la ferme tout de suite, mon projet ne s’est pas réalisé. Puis en 2010, j’ai commencé à y réfléchir… longtemps... j’ai pioché des informations, suis retournée en formation, fait des plans, des devis.

 

Et en septembre 2014, nous démarrons les travaux dans les bâtiments de la ferme, en lieu et place de l’ancienne salle de traite, déplacée depuis à 2 kms de là. Quelques frayeurs au moment des travaux, des interrogations, démontages, remontages… Grâce à l’aide très précieuse de Sébastien, Georges, Victorien, Aristide, Stéphane, Gauthier ; le laboratoire voit le jour et le résultat nous plait.

 

Il a fallu trouver un nom à ces yaourts ! Nous confions la mission à Valérie de l’agence « On veut du sens », je lui explique mon projet, mes attentes. Nous habitons à Dancourt Popincourt, d’où le mot « Popinette » ; ma dernière fille, Flavie était tout le temps avec moi, avec sa barrette en forme de fleur ; MAM‘ZELLE POPINETTE est donc née ainsi.

 

1er jour de fabrication : lundi 31 août 2015... pas fière… 1er jour d’ouverture, le 5 septembre 2015, quelques clients connus, des amis, familles, voisins. Ça y est, le projet est lancé ! 30 litres, 50 litres, puis 100, 200, les quantités augmentent au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux clients, à la ferme ou en revente.

 

Les produits plaisent, je suis ravie, les clients reviennent, c’est bon signe ! Les clients me font ma propre publicité, prennent des flyers, les distribuent !

Je fais quelques essais pour augmenter la gamme ; j’essaie la faisselle (en mémoire de mon stage dans la Loire), elle plait ; ça me plait ; puis du riz au lait, du lait en bouteille ; ça fonctionne. C’est parti !

Quelques mois plus tard, je m’aperçois que je n’arriverai pas seule à assurer la production et les commandes qui commencent à augmenter. Anne Carole vient me rejoindre dans l’aventure quelques heures par semaine.

Puis Marie José arrive à temps complet et se charge des livraisons.

 

Je reste fidèle à mon atelier, là où je me sens le mieux et où je peux maitriser la production. Nous investissons dans une conditionneuse automatique, remplaçant notre machine manuelle.

Nous commençons à fournir les cantines scolaires et la cuisine centrale d’Amiens, le rythme s’accélère ; d’autres clients nous démarchent car ils ont entendu parler de nos produits. Nous sommes dans un cercle vertueux.

 

Laetitia arrive en 2017, c’est son 1er emploi, elle nous soulage le travail. Nous sommes 3, chacune est formée à toutes les tâches : la production, les préparations de commandes, les livraisons, le vente à la ferme, notre petite entreprise est moins fragile ainsi !

Les crèmes dessert viennent agrandir notre offre, procédé différent mais intéressant, il faut conditionner « à chaud » pour garantir la qualité sanitaire du produit puisqu’aucune acidité vient le protéger naturellement. La gamme se compose de crème vanille, caramel, spéculoos, pistache et café.

 

Bien sûr, ces produits sont fabriqués avec le maximum d’ingrédients naturels et au plus proche des goûts d’origine (les gélifiants sont des extraits d’algues et de la farine de maïs, les arômes sont naturels, les biscuits spéculoos sont mixés, l’extrait de café, du cacao en poudre d’une marque bien connue pour se rapprocher du bon goût du chocolat chaud de nos grands-mères.)

Le laboratoire devient trop petit, il faut agrandir... heureusement, la ferme dispose encore de bâtiments qui ne sont plus utilisés : l’atelier mécanique de la ferme se transforme en chambres chaudes ; l’ancienne étable à veaux en chambre froide. Nous faisons appel aux artisans locaux pour rester dans la logique de notre entreprise ; ils réalisent un très beau travail !

 

Puis arrive le confinement en mars 2019, toute l’équipe continue à venir travailler, nous poursuivons la production et les livraisons, avec toutes les précautions possibles. Les écoles, donc les cantines ferment… gros stress... Mais l’engouement pour les produits locaux, les petits magasins est impressionnant, nos revendeurs sont, eux aussi, débordés. Nous augmentons la cadence, les rythmes de livraison. Le point de vente à la ferme connait un engouement massif, les files d’attente s’allongent. Notre atelier de production ne fermera pas ! Le confinement finalement nous aura permis de nous développer et d’embaucher également Marine.

Puis la vie redevient presque normale, notre atelier est fonctionnel, nous sommes prêtes à faire face aux commandes des écoles et de nos fidèles revendeurs.

Fin aout 2021, Marie José, ici depuis 2016, part en retraite ; une page se tourne, elle était là tout au long du développement de Mamzelle Popinette ! Célia est embauchée pour la remplacer.

MERCI A TOUS pour votre fidélité, votre aide, vos conseils

L'histoire ne s'arrêtera pas là :)

Mam'zelle Popinette

On parle de nous

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